Les 9 et 10 juin 2026, Lomé a accueilli l’atelier national de validation du rapport d’étude sur la sensibilité-climat des budgets publics. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet régional de renforcement des capacités institutionnelles de la CEDEAO et de ses États membres pour faciliter l’accès à la finance climat, en appui aux priorités agricoles de la stratégie régionale climat.
L’étude a analysé les budgets togolais de 2019 à 2025 sous l’angle de leur contribution à l’adaptation et à l’atténuation des émissions de gaz à effet de serre. Les résultats mettent en évidence des avancées notables : mise en œuvre du budget‑programme, introduction du budget vert et élaboration des plans de travail et budgets annuels. Une part importante des investissements publics contribue favorablement aux objectifs climatiques, mais l’étude recommande une analyse plus fine pour identifier les dépenses susceptibles d’avoir des impacts défavorables.
Un cadre stratégique pour la résilience et la finance climat
Le rapport souligne l’existence d’un cadre juridique et institutionnel propice à l’intégration des considérations environnementales, tout en appelant à un renforcement des capacités techniques et opérationnelles.
Dans son allocution, le Directeur de cabinet, représentant le ministre de l’environnement, des ressources forestières, de la protection côtière et du changement climatique a rappelé l’importance stratégique de cette étude pour un pays comme le Togo, particulièrement exposé aux effets du changement climatique.
L’intégration des enjeux climatiques dans la gestion des finances publiques est présentée comme un levier essentiel pour renforcer la résilience économique, améliorer l’efficacité des investissements et mobiliser davantage de financements climatiques.

Le rapport validé constitue une étape clé dans la mise en œuvre des engagements du Togo en matière de lutte contre les changements climatiques. Il fournit aux décideurs des orientations stratégiques pour aligner les politiques budgétaires sur un développement résilient et sobre en carbone, tout en renforçant le plaidoyer pour une mobilisation accrue des ressources nationales et internationales.
Par cette initiative, le pays réaffirme sa volonté de poursuivre les réformes engagées en matière de gouvernance climatique et de gestion durable des finances publiques, afin de bâtir une économie inclusive et durable au bénéfice des générations présentes et futures.