La gouvernance environnementale reste une priorité du Ministère de l’Environnement, des Ressources Forestières, de la Protection Côtière et du Changement Climatique. Pour assurer une mise en œuvre cohérente et performante de ses politiques, les directeurs régionaux et préfectoraux de l’environnement ainsi que les conservateurs des aires protégées ont renforcé leurs compétences sur les outils et méthodes d’intervention sur le terrain les 15 et 16 janvier 2026.
L’objectif principal était de faciliter la prise de fonction et l’opérationnalisation immédiate des responsables récemment nommés, afin qu’ils puissent intervenir rapidement et efficacement dans leurs zones de responsabilité.
Les participants ont été formés sur les cadres stratégique, juridique et opérationnel du ministère pour garantir une compréhension commune des enjeux et une harmonisation des méthodes de travail. Les conservateurs des aires protégées ont bénéficié d’une formation intensive axée sur la gestion opérationnelle, la performance et les résultats concrets pour leurs aires.
Lors de la session inaugurale, le secrétaire général du ministère chargé de l’environnement a, au nom de son ministre, rappelé l’attente nationale et internationale en matière de gestion des écosystèmes et de l’environnement. Il a souligné que les services déconcentrés sont les acteurs de proximité avec les communautés et les ressources, et que l’atelier visait à partager la nouvelle vision et les priorités du ministère pour améliorer la performance sur le terrain. ‘’Nous sommes attendus, au niveau national comme au niveau international, à une meilleure gestion de nos écosystèmes. Il est essentiel que les directeurs régionaux, préfectoraux et conservateurs disposent des outils et de la vision nécessaires pour servir efficacement nos communautés’’, a-t-il précisé.

Priorités ministérielles et perspectives d’actions
Au cours de l’atelier, les cadres ont été édifiés sur les cinq priorités stratégiques du ministère : renforcement de la gouvernance et de l’efficacité opérationnelle des services déconcentrés ; accélération de la restauration et de la protection des écosystèmes forestiers et côtiers ; sécurisation de la biodiversité et des aires protégées ; intégration de la lutte contre le changement climatique dans toutes les interventions ; et promotion d’une économie verte et bleue créatrice d’emplois et de valeur ajoutée.
Les recommandations issues de la formation insistent sur la mise en place d’un suivi régulier des plans d’action régionaux, l’amélioration des mécanismes de remontée d’information entre le terrain et le ministère, et l’organisation de sessions de formation continues pour capitaliser les bonnes pratiques. Ces mesures visent à garantir que les actions menées sur le terrain soient coordonnées, performantes et bénéfiques pour les communautés locales.
Ce renforcement des capacités des cadres déconcentrés constitue une étape déterminante pour transformer les orientations ministérielles en actions concrètes et durables sur le terrain. En dotant les directeurs régionaux, préfectoraux et les conservateurs d’outils opérationnels et d’une vision partagée, le ministère mise sur une gouvernance proactive, transparente et ancrée dans les réalités locales. La réussite de cette dynamique dépendra désormais de la mise en œuvre rigoureuse des plans d’action, d’un suivi renforcé et d’une collaboration soutenue avec les communautés et les partenaires techniques et financiers. À terme, ces efforts doivent se traduire par la restauration effective des écosystèmes, la protection durable de la biodiversité et la création d’opportunités économiques vertes au bénéfice des populations.