L’intoxication au plomb demeure l’une des principales sources d’exposition évitable chez les enfants à l’échelle mondiale. Selon les estimations, près de 815 millions d’enfants, soit un sur trois sont concernés.
Au Togo, sur 27 échantillons de peinture analysés, 30 % dépassent la norme de 90 ppm fixée par l’organisation mondiale de la santé (OMS).
Face à ce constat, des décideurs de haut niveau issus des ministères de l’environnement, de la santé et des bureaux de normalisation, des représentants de l’OMS, de la CEDEAO, de la société civile et de l’industrie de la peinture de 23 pays africains se sont réunis à Lomé les 11 et 12 février 2026. Pendant deux jours, les participants ont renforcé leurs capacités techniques, partagé leurs expériences nationales et élaboré des plans d’actions pour une coopération régionale durable.
Un atelier catalyseur de changement
Co-organisé par le ministère chargé de l’environnement et le Lead Exposure Elimination Project, en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour l’Environnement, l’atelier a permis de catalyser les engagements gouvernementaux sur la réglementation de la peinture au plomb en Afrique. Les discussions ont également porté sur les mécanismes de contrôle et d’application, ainsi que sur l’accompagnement de l’industrie vers des alternatives sans plomb.
Présidant la session inaugurale au nom du ministre chargé de l’environnement, le secrétaire général du ministère a rappelé que ‘’la transition vers des peintures sans plomb n’est pas une contrainte, mais une opportunité industrielle qui favorise l’innovation, la compétitivité et la création d’emplois verts, tout en protégeant ce que nous avons de plus cher : nos populations.’’

Vers une Afrique sans plomb
Cet atelier régional marque une étape cruciale dans l’éveil de la conscience collective. Les acteurs présents ont réaffirmé leur volonté de construire une Afrique sans plomb dans la peinture, afin de protéger les générations futures et d’assurer un environnement plus sain pour tous.