Au Togo, et surtout dans le Grand Lomé, près de 1,4 million de personnes ont respiré entre 2019 et 2021 un air dont la pollution était quatre à cinq fois supérieure aux normes de l’Organisation Mondiale de la Santé. Les infections respiratoires sont devenues l’une des principales causes de consultation médicale, touchant particulièrement les femmes et les enfants.
Pour répondre à cette urgence, le ministère de l’environnement, des ressources forestières, de la protection côtière et du changement climatique, à travers le Projet Qualité de l’Air au Togo (PQAT) a mené une étude d’impact sanitaire, climatique et économique de la pollution atmosphérique dans le Grand Lomé et la région Maritime prenant en compte les aspects genres.
L’étude, soumise à validation ce 18 juin 2026 à Lomé, doit servir de référence nationale pour orienter les politiques publiques et renforcer la lutte contre la pollution atmosphérique.
Un double bénéfice : santé et climat
L’étude met en lumière les sources principales de pollution : combustion du bois et du charbon, transport routier, brûlage des déchets et activités industrielles. En intégrant les aspects sanitaires, climatiques et économiques, l’étude fournit une vision globale des impacts et souligne l’urgence d’agir. Sa validation ouvre la voie à des politiques publiques plus solides et mieux ciblées, en donnant au pays un outil scientifique pour orienter ses décisions. Elle permettra d’étendre l’analyse aux autres régions, afin de bâtir une stratégie nationale cohérente.
Ce document rappelle que chaque action en faveur d’un air plus propre produit un double bénéfice : protéger la santé et lutter contre le changement climatique. Investir dans un air sain, c’est investir dans la vie, dans l’avenir et dans la dignité des générations présentes et futures.

Présidant la session inaugurale au nom du ministre en charge de l’environnement, le Directeur de Cabinet a rappelé que ‘’la lutte contre la pollution de l’air est indissociable de la lutte contre les changements climatiques. Les mêmes activités qui dégradent l’air sont aussi responsables d’émissions de gaz à effet de serre. Chaque investissement dans les transports propres, les énergies renouvelables, la cuisson propre ou la gestion durable des déchets apporte un double bénéfice : protéger la santé des populations et contribuer à atteindre les objectifs climatiques du pays’’
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