La restauration des paysages forestiers apparaît aujourd’hui comme une solution incontournable face à la dégradation des terres, à la perte de biodiversité et aux effets du changement climatique. Elle contribue aussi au développement durable des communautés.
Pour accompagner cette démarche, l’Organisation Internationale des Bois Tropicaux (OIBT) a conçu des lignes directrices. Elles visent à aider les acteurs à mieux planifier, mettre en œuvre et évaluer des projets de restauration adaptés aux réalités écologiques, sociales et économiques des territoires. Cependant, leur intégration dans les projets reste encore difficile pour de nombreux porteurs d’initiatives.
Un atelier régional à Lomé pour renforcer les capacités
C’est dans ce contexte qu’un atelier régional s’est ouvert ce mardi 23 juin 2026 à Lomé, pour une durée de quatre jours. La rencontre réunit des participants venus des 14 pays africains membres de l’OIBT. L’objectif est de renforcer leurs compétences sur les concepts et principes de la restauration des paysages forestiers, mais aussi sur leur application concrète dans les projets forestiers, agroforestiers et de gestion durable des terres.
Au programme, plusieurs modules : compréhension des enjeux, maîtrise des lignes directrices de l’OIBT, approches intégrées de gestion des paysages, planification, mise en œuvre et suivi-évaluation.

Une immersion sur le terrain pour apprendre par l’exemple
En plus des sessions théoriques, une visite de terrain est prévue dans la forêt classée de Missahoé. Les participants pourront y observer des expériences concrètes de restauration, échanger avec les acteurs locaux et analyser les facteurs de réussite ainsi que les contraintes rencontrées. Cette immersion permettra de relier les lignes directrices de l’OIBT aux réalités vécues sur le terrain, afin de mieux adapter les projets aux besoins des communautés et aux défis environnementaux.
Présidant la session inaugurale au nom du ministre de l’environnement, des ressources forestières, de la protection côtière et du changement climatique, le Directeur Général de l’Office de Développement et d’Exploitation des Forêts a indiqué que ‘’la restauration des paysages forestiers est bien plus qu’une réponse face à la dégradation des terres. Elle constitue un investissement pour notre avenir collectif. Elle représente une promesse pour nos agriculteurs, une opportunité pour notre jeunesse, un rempart contre les changements climatiques et un héritage précieux pour les générations futures.’’
Cet atelier régional marque une étape importante pour l’Afrique dans la lutte contre la dégradation des forêts. En partageant connaissances et expériences, les participants posent les bases d’une restauration durable des paysages, au bénéfice des communautés et des générations futures.