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La CEDEAO renforce les capacités des acteurs nationaux dans la mobilisation des ressources du PNIF

Publié le : 09 mai 2019
La CEDEAO renforce les capacités des acteurs nationaux dans la mobilisation des ressources du PNIF

Le Plan National d’Investissement Forestier a besoin de 101 millions de dollars pour sa mise en oeuvre.

Renforcer les capacités du Togo en plaidoyer et en mobilisation des ressources pour une mise en œuvre efficace du Plan National d’Investissement Forestier (PNIF), c’est ce à quoi s’attèle le département de l’Agriculture, Environnement et Ressources en Eau de la commission de la CEDEAO. Il a, à cet effet organisé en partenariat avec le Ministère de l’Environnement, du Développement Durable et de la Protection de la Nature (MEDDPN), un atelier de concertation nationale des partenaires techniques et financiers du PNIF. Cette rencontre qui s’est tenue du 6 au 7 mai 2019, à l’intention des acteurs nationaux, bénéficie de l’appui technique et financier de la FAO. L’ouverture  des travaux a été présidée par le directeur de cabinet, Dr. Kodjo Kudadzé.
Depuis 2012, les Etats membres de la CEDEAO ont initié une série de dialogues, qui a abouti à l’adoption d’un Plan de Convergence Forestier (PCF) pour la gestion et l’utilisation durable des écosystèmes forestiers en Afrique de l’Ouest. Ce plan a pour objectif d’amener les pays de l’Afrique de l’Ouest à gérer de manière durable et concertée leurs ressources forestières, pour le bien-être des populations et la sauvegarde de l’Environnement. Il s’agit d’un outil intégrateur à partir duquel les Etats membres conviennent d’engager leurs actions nationales et régionales en matière de gestion durable des écosystèmes forestiers sur la base d’une approche holistique et écosytémique.
Selon le point focal PNIF Togo, Sama Boundjouw, la CEDEAO, après  analyse, a trouvé qu’il était nécessaire pour la sous-région d’avoir un plan de convergence des écosystèmes forestiers. D’où la naissance du PNIF. Ce plan national a trois (3) axes. Il s’agit de la gestion des aires protégées, la gestion des forêts et les questions de sensibilisation et de mobilisation des ressources.
« Nous avons besoin pour le financement du PNIF, 101 millions de dollars. Ceci ne peut être seulement l’œuvre du budget national,  c’est pour ça que nous organisons cette concertation avec les Partenaires Techniques et Financiers (PTF) pour voir dans quelle mesure chacun, à travers son avantage, peut financer les axes développés dans le PNIF » a plaidé Sama Boundjouw.
« Depuis l’élaboration du rapport pays jusqu’à l’élaboration du PNIF, tous les acteurs du secteur forestier, y compris la société civile, les milieux de recherche académique et le secteur privé, ont été intimement associé à l’élaboration de ce PNIF. C’est pourquoi nous pensons qu’à l’étape de la mise en œuvre, il faut engager un processus à créer une sorte de coalition des PTF en appui aux efforts nationaux des pays, de manière à ce qu’on arrive à créer des conditions de plaidoyer, de lobbying et de mobilisation de ressources adéquats pour l’accomplissement des objectifs de la gestion des forêts dans notre sous-région» a expliqué, M. Moussa Leko, chef division forêt de la CEDEAO.
Il a par ailleurs ajouté que la mise en œuvre de cet outil va avoir d’impacts sur l’accomplissement des objectifs de développement durable au niveau de la sous-région et sur d’autres fléaux comme les changements climatiques qui affectent fortement l’Afrique de l’Ouest.
« Cet atelier de concertation permettra au Togo d’espérer et de partager les opportunités de financement des partenaires techniques et financiers, afin de susciter leurs engagements dans le partenariat et la création d’une alliance pour une gestion durable des écosystèmes forestiers du pays a souligné, Dr. Kodjo.

 

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