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PROJET RENFORCEMENT DU RÔLE DE CONSERVATION DU SYSTÈME NATIONAL D’AIRES PROTEGÉES DU TOGO (PRAPT)

Résumé

Lancé en Février 2012, le PRAPT bénéficie des financements ci-après : FEM (1 220 000 US), UEMOA (250 million CFA = 500 000 US) PNUD Togo (500 000 US), Gouvernement togolais (300 millions CFA don 150 millions CFA en nature). Un protocole d’accord est signé entre le PNUD Togo et de l’UEMOA.

Contexte


Suite aux bouleversements socio-politiques qui ont agité le pays dans les années 90 et au retrait quasi-total des programmes de coopération pour le développement international, le système AP du Togo, en même temps qu’une grande partie des infrastructures du pays, a connu un sérieux déclin. Les parcs et les réserves nationaux sont mal gérés, il n’existe pas de stratégie globale de gestion des AP, les cadres juridique et politique sont inadéquats, les ressources sont très limitées et le personnel ne dispose pas des moyens, de la formation et de la motivation nécessaire pour faire son travail. Dans la Réserve de faune Oti-Mandouri et le Parc national de la Kéran adjacent, les limites des AP ne sont pas respectées et les communautés locales les ont envahies pour cultiver, faire paître du bétail et installer des villages, détruisant les habitats avec une exploitation non durable (feux de brousse,  bois de chauffage et production de charbon, chasse). Les conflits entre la faune, les paysans et les éleveurs s’aggravent, exacerbés par la pression supplémentaire qu’exercent les populations transhumantes et leur bétail, ainsi que les changements climatiques. La faune autrefois abondante a en grande partie disparu. Cette situation menace la biodiversité de l’écosystème régional, car ces sites font partie de corridors traditionnels de migration des éléphants et autres grands mammifères. Il est urgent que le FEM aide à inverser cette situation avant qu’il soit trop tard, en rétablissant une AP fonctionnelle, en aidant les communautés avoisinantes à lancer des activités de gestion des ressources naturelles et de nouvelles activités génératrices de revenus durables (y compris dans l’écotourisme une fois les habitats et une partie de la faune restaurés), à rétablir un système national d’AP fonctionnel au Togo et à préserver les liens de l’écosystème régional avec les pays voisins pour permettre la migration de la faune et le repeuplement des AP par les animaux sauvages.

Description

Un système d’aires terrestres protégées rationalisé et efficacement géré peut encore constituer une stratégie viable pour la conservation d’animaux sauvages et d’espèces migratoires mondialement importants au Togo. Toutefois, la situation de la biodiversité du Togo en général et en particulier dans le biome de savane est gravement menacée par le braconnage et l'exploitation non durable des ressources, les changements d'exploitation des terres, la fragmentation et la non application de la réglementation. La principale justification du présent projet ce sont les mesures définies pour supprimer les obstacles, mesures sur lesquelles reposent les deux résultats escomptés du projet. Ce projet renforcera les cadres d’action, juridique et institutionnel de la gestion des AP et de la conservation de la biodiversité dans un système d’AP rationnalisé. Il finalisera la délimitation participative de deux AP de savanes adjacentes et réhabilitera leurs habitats et infrastructures essentiels. De nouveaux modèles de cogestion participative et de chaînes de valeur d’AP et de biodiversité seront élaborés pour certaines AP. Les capacités des acteurs locaux et du personnel des AP seront renforcées pour leur permettre de remplir leurs tâches de gestion des AP. Enfin, le projet créera des mécanismes de coopération avec les AP des pays voisins pour rétablir la connectivité écologique au niveau éco-régional. Le Direction des ressources forestières du MERF est l’agence d’exécution principale et travaille avec les principaux ministères, des services techniques dispersés (décentralisés), des partenaires sur le terrain tels que les ONG, les organisations communautaires locales, les communes, les préfectures, les régions, les principaux bailleurs de fonds tels que l’UE, la Banque mondiale, le SCAC et les projets et initiatives régionaux sur la biodiversité tels que MIKE d’UICN, les Commissions UICN et WAP.

Objectifs

Renforcer la gestion du système d’aires protégées du Togo afin d’améliorer sa contribution à la conservation de la biodiversité en appliquant des approches efficaces de réhabilitation et de gestion des Aires Protégées.

Etat d'avancement

  • Renforcement des capacités des gestionnaires des AP et autres parties prenantes en outils modernes de gestion et d’évaluation de l’efficacité de gestion des aires protégées,  en  SIG et Télédétection et à l’utilisation du logiciel « R » appliqué au traitement écologique, en procédures judiciaire, formation en alphabétisation et en vie associatives des AVGAPs et des groupements d’intérêts économiques (production de beurre de karité et apiculture).
  • Réalisation de l’inventaire pédestre des aires protégées du complexe OKM
  • Financement de 10 projets d’AGR autour du complexe OKM dont cinq groupements féminin de beurre de karité et 5 groupements masculins d’apiculture
  • Mise en place de deux comités locaux pour la cogestion du complexe OKM et du parc Fazao-Malfakassa, de véritable forum social de développement des deux AP,
  • Organisation de voyages d’études (Parc de la Pendjari) et de partage d’expérience (Forum des acteurs  l’UEMOA sur les AP à Ouagadougou) au profit des membres du Comité local de gestion du complexe OKM, des ONGs et de l’administration déconcentrée,
  • Réhabilitation du casernement des forestiers de Naboulgou et construction de la brigade forestière de Borgou et dotation de ces brigades de matériels roulants (4 motos) et d’infrastructures de bureaux
  • Achat des équipements de lutte anti braconnage et de suivi écologique pour les gestionnaires des AP,
  • Conduite des études pour  une gestion efficace des AP du Togo : Etude de faisabilité pour la mise en place d’un comité local de gestion du complexe OKM, Stratégie d’IEC sur les aires protégées et la biodiversité, stratégie de gestion des aires protégées, Stratégie de surveillance participative et de lutte anti braconnage, Revue du cadre juridique des aires protégées, analyse des options de classement, de déclassement et requalification et proposition d’un cadre amélioré et adapte au contexte de la décentralisation, Evaluation du cadre institutionnel et humain de gestion des Ap au Togo, Consolidation du système de suivi-évaluation des projets de gestion des Aires Protégées,
  • redynamisation d’une cinquantaine d’AVGAP et d’UAVGAP et à la signature de procès-verbaux de délimitation et de bornage consensuels nécessaires à la constitution du dossier de requalification
  • Sensibilisation de plus de sept mille personnes installées autour des AP, les leaders d’opinions, les Préfets et autres autorités administratives et traditionnelles ont été sensibilisées sur la nécessité de préserver les AP
  • Délimitation consensuelle et implantation des bornes sur 100% des périmètres des AP Alédjo et Balam, sur plus de 84% du périmètre de Fazao Malfakassa et 63% du complexe OKM.

Conduite des études préalable à l’aménagement du plan d’aménagement et de gestion de Fazao-Malfakassa (études socio-économiques, zonage participative, inventaire faune et flore, cartographie du parc)

Prochaines étapes

  • Elaboration de plan d’aménagement et de gestion de l’AP Fazao-Malfakassa.
  • Création de 10 forages à motricité humaine dans les villages riverains de l’AP Fazao-Malfakassa et financement de 10 microprojets apicoles à 10 groupements apicoles aux groupements des villages riverains de cette AP ;
  • Elaboration des propositions de décrets de requalification pour les AP (Abdoulaye, Alédjo, Fazao-Malfakassa, Balam) et des propositions des  projets de protocoles d'accords et de contrats entre le MERF et les communautés
  • Signature d’au moins 20 protocoles d’accords entre le MERF et les communautés riveraines de certaines AP
  • Evaluation des besoins financiers nécessaires au fonctionnement des aires protégées du Togo, leur rôle économique et proposition des mécanismes de leur financement durable

Conception et difusion des outils d’IEC sur la biodiversité et les aires protégées.

Point de contact

AFODA CHAMOUSSINDINE

TEL: 00228 90 00 44 66

Média

 

 

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