Neutralité en matière de Dégradation des Terres



NDT : un programme pour augmenter le capital naturel des terres
Lancé en mars 2016, le programme de définition des cibles nationales en vue de la Neutralité en matière de Dégradation des Terres (NDT) a connu une évolution grâce à l’appui du Mécanisme Mondial. Ce processus a abouti à une proposition de cibles de NDT au niveau national avec des propositions de mesures pour leurs atteintes à l’horizon 2030. Le document proposé par les consultants est soumis à une soixantaine d’acteurs pour validation, ce 3 août 2017 à Lomé.  La cérémonie a été présidée par le représentant du ministre de l’Environnement et des Ressources forestières, M. Sama Boundjouw.
D’années en années les populations assistent à la baisse de leur productivité agricole,  due à l’appauvrissement des terres cultivables. Pour freiner ce fléau et même l’enrailler, il s’avère nécessaire de définir des cibles de neutralité en matière de dégradation des terres.  Selon les statistiques contenues dans ce document, objet du présent atelier, au Togo la superficie totale réellement dégradée est de 2349 km2  soit 234 900 ha ce qui représente 4,14% chaque année, or la terre constitue le seul capital dont dispose la population majoritairement rurale (80%).
Selon le consultant M. Adjonou Kossi, Il faut des efforts au niveau national pour réduire au minimum à l’horizon 2030 la dégradation des terres. Il a ajouté que la notion de neutralité des terres est régis par trois principes, il s’agit de réduire la dégradation des terres, de restaurer les terres déjà dégradées par une couverture forestière et d’éviter  que d’autres  terres ne le soient.
Le document du Togo prend en compte trois indicateurs qui sont l’occupation des terres, la productivité nette des terres et le stock en carbone. Au titre des mesures, trente (30) ont été retenues et englobent celles techniques, politiques, institutionnelles, législatives et réglementaires.
Les cibles et les mesures qui ont été validées deviendront des lignes directrices pour tous les acteurs impliqués dans la lutte contre la dégradation des terres au Togo, durant les 12 prochaines années à laisser entendre le représentant du ministre.
Avant de développer ces mesures, une large concertation a été menée auprès  des paysans pour recenser les mesures endogènes qu’ils développent pour lutter contre la perte des rendements agricoles.
Au Togo les zones identifiées comme les plus dégradées sont la zone septentrionale, la zone au Nord-Est de la chaine de l’Atakora, la zone du littoral et la zone Ouest de la région des plateaux.