Les mesures pour les POPs au Togo



Mieux contrôler les produits chimiques par l’application des textes nationaux
Dans le souci de gérer écologiquement les produits chimiques utilisés dans l’agriculture, l’industrie et la santé, le ministère de l’Environnement et des Ressources forestières (MERF), à travers la direction de l’environnement a organisé un atelier de formation. Ceci à l’intention des magistrats, des auxiliaires de justice et des agents du cordon douanier sur la mise en œuvre de la convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants (POP) et des autres conventions  relatives à ces substances. L’ouverture a été présidée par le ministre André Johnson, ce 11 mai 2018 à Lomé.
Chaque année, plusieurs milliers de substances chimiques sont fabriquées et vendues dans le monde. Les domaines les plus touchés sont l’agriculture, la santé et l’industrie avec des effets néfastes sur la santé humaine et l’environnement.
Cette préoccupation a amené la communauté internationale à mettre en place nombre d’instruments réglementaires et juridiques pour la gestion rationnelle de ces produits dangereux dans le monde.
Le Togo, pour contribuer aux efforts mondiaux de lutte a signé et ratifié bon nombre de ces convention notamment, la convention de Rotterdam, celle de Bâle, de Stockholm, et de Minamata sur le Mercure. Ce respect des engagements a été une opportunité pour le pays de bénéficier des acquis du «projet régional de renforcement de capacités et assistance technique des pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre pour la mise en œuvre des plans nationaux en lien avec la convention de Stockholm ».
Les bénéficiaires de cette formation sont les magistrats, les auxiliaires de justice et les douaniers. Les premiers pour l’application des textes nationaux en vigueur sur les polluants organiques persistants et les derniers sur le renforcement des contrôles de ces produits au niveau des frontières.
 « Les POP sont des organochlorés, ils sont inscrits à l’annexe 3 de la convention de Stockholm. Une convention qui vise à aider les pays à les éliminer et pour cause, les maladies chroniques et aigues qu’ils engendrent sur la santé » a souligné M. Nadjo Casimir, coordonnateur produits chimiques et déchets dangereux.
En ouvrant les travaux, le ministre Johnson a remercié les partenaires techniques et financiers puis invité les participants à être assidus, afin de tirer au maximum les diverses expériences des experts.
A cette formation des douaniers et magistrats sera associée celle des élus locaux des régions de la Kara et des savanes du 14 au 17 mai 2018.