Le Togo veut relever sa couverture forestière



Le Programme National de Reboisement, une des solutions pour contrecarrer la déforestation et le déboisement
Le ministère de l’Environnement et des Ressources forestières, a organisé, en collaboration avec la FAO, un atelier de concertation des acteurs sur le contenu du programme national du reboisement (PNR) les 29 et 30 Juin 2016 à Lomé. Les acteurs du reboisement à l’issue des présentations suivies de débats, des apports et travaux en commission ont validé le PNR nouvelle version.
Le Togo veut porter sa couverture forestière, qui était de 6,8% en 2010 à 30%; d’ici à 2050. Pour y arriver, il a élaboré le PNR nouvelle version, inscrite dans la priorité 2 du Cadre de Programme Pays (CPP-Togo 2013-2017), signé entre la FAO et le Gouvernement du Togo. Le projet TCP/TOG/3502 « appui à la formulation et à la mise en œuvre du programme national du reboisement met l’accent sur le renforcement de la planification des activités de reboisement au Togo. Il vise à conduire des études approfondies sur les contraintes et opportunités au développement du reboisement au plan national.
Une meilleure couverture forestière conditionne les activités agricoles, c’est pourquoi l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a décidé de financer toutes les études qui concourent à la mise en place du PNR à hauteur de 138000 dollars US. Selon M. DJIWA Oyétoundé, chargé de programme, seul un cadre permanant de partenariat public-privé permettra au gouvernement d’atteindre sa vision ; après avoir identifié ses priorités. Un second avantage c’est  que ce partenariat va faciliter la mobilisation des ressources pour le pays à toutes les échelles.
Le PNR se veut un processus participatif, après le travail des consultants ; tous les acteurs du domaine ont pendant deux (2) jours, échangé sur leurs expériences  en matière de reboisement, recadré les objectifs du projet, et fait des propositions sur le zonage du Togo pour la restauration des paysages forestiers. Un canevas consensuel a été retenu tout en intégrant les préoccupations des uns et des autres.
La contribution de la FAO dans ce processus va se poursuivre avec des actions pilotes sur le terrain.