Des investissements pour le secteur forestier



"Validation du Plan National d’Investissement Forestier (PNIF) du Togo"
Le Ministère de l’Environnement et des Ressources forestières (MERF) a bénéficié de l’appui de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation  et l’agriculture (FAO) et de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour la mise en œuvre du Plan National d’Investissement Forestier (PNIF) du Togo. La validation dudit plan se situe dans le cadre du plan de convergence forestier  de l’Afrique de l’Ouest. Les acteurs nationaux qui se sont réunis à Lomé du 24 au 25 juillet 2017 ont permis au Togo de disposer d’un outil de mobilisation des ressources pour le développement du secteur forestier. Le secrétaire général du MERF M. Sama Boundjouw a présidé aux travaux en présence des représentants de la FAO et de la CEDEAO.
La dégradation accélérée des forêts dans la sous-région Ouest Africaine est le constat d’une faible coopération entre les 15 états membres de la CEDEAO. Pour inverser la tendance, un plan de convergence forestier de l’Afrique de l’Ouest a été adopté le 12 septembre 2013 à Abidjan par les ministres en charge de la gestion des ressources forestières. Ce plan a vu le jour à la suite d’un long processus de dialogue sur les forêts qui a impliqué, des organisations inter gouvernementales, du Système des  Nations Unies, des ONG internationales et des institutions.
Après l’adoption du plan de convergence, la Commission de la CEDEAO et la FAO ont signé le 24 septembre 2015 le document du Projet TCP/FAO/RAF/3506 portant « Appui à la mise en œuvre du Plan de Convergence pour la gestion et l’utilisation durables des écosystèmes forestiers en Afrique de l’Ouest ».
Dans ce cadre, tous les pays sont appelés à élaborer leurs Programmes Nationaux d’Investissement Forestier sur la base de sept actions prioritaires nationales et régionales identifiés, dans les rapports des pays respectifs validés en 2012. C’était lors de la phase d’élaboration du plan de convergence forestier. 
Le document du Togo sera utilisé en tant qu’outil de plaidoyer et de mobilisation des ressources pour la gestion durable des forêts.
Selon le point focal du Togo, Sama Boundjouw, cet atelier résulte d’un long dialogue forestier, ainsi le Togo va pouvoir avec ce document, identifier les priorités et les différentes contributions du secteur privé, de l’Etat et des partenaires techniques et financiers afin de permettre au secteur forestier de contribuer  efficacement au Produit Intérieur Brut (PIB).
« La forêt est une énergie renouvelable. Elle  joue un rôle important dans la réduction des effets des changements climatiques, la régulation du climat, dans l’alimentation, d’où la nécessité pour la FAO d’œuvrer pour sa protection» a affirmé  Dr Atsé Yapi, représentant du bureau régional de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest.
Pour la CEDEAO, la gestion et la circulation des produits forestiers ligneux et non ligneux constituent une problématique dans la sous-région. Pour ce faire, elle compte mettre l’accent sur le renforcement de la coopération, de la coordination et surtout de la synergie des actions entre pays, a dit M. Leko Moussa, chef division des forêts de la CEDEAO.